YVES KLEIN Corps/couleur/immatériel
《伊夫 克莱因 ——身体,色彩,非物质》
Yves Klein : « Globe terrestre bleu »1962
YVES KLEIN (1928-1962)
Monochrome bleu (IKB 3),1960 克莱因蓝三号
Pigment pur et résine synthétique sur toile marouflée sur bois
199 x 153 x 2,5
"Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. Ce sont des espaces pré-psychologiques (…).
蓝色是一种没有维度的颜色,他超越了维度,但其他的色彩则有。这就是那些前心理学意义上的空间.
Toutes les couleurs amènent des associations d'idées concrètes (…) tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a après tout de plus abstrait dans la nature tangible et visible".
所有的颜色都是一些具体观点的聚合体。蓝色却最多只让我们想起大海和天空,而在天海之间我们却能找到自然所提供给我们的弹性和可视空间内最为抽象的一切。
Comme en écho, le Manifeste de l’hôtel Chelsea (1961), reprend et éclaire cette citation : "L’artiste futur ne serait-il pas celui qui (…) exprimerait une immense peinture à laquelle manquerait toute notion de dimension", "Le passé psychologique (est) l’anti-espace, que j’ai abandonné derrière moi au cours des aventures vécues depuis quinze ans".
如同在Chelsea旅馆的示威中所不断重复的,他重拾并且澄清了这名引言:“未来的艺术家难道不正是那些在一维的绘画中表达所有缺失的的维度”,“心理学上的‘过去’这个概念是反空间的,这就是我如今放弃的,而在过去十五年间所从事的冒险”。
La mise au point chimique de cette nuance, le bleu breveté par l'artiste en 1960 sous le nom International Klein Blue, inaugure son "Epoca blu". Entre 1955 et 1962, Klein a réalisé quelque 194 monochromes, d’une variété de supports, de formats, de textures. IKB 3 fait partie d’une série, peinte entre 1960 et 1961, de quinze monochromes IKB dont la spécificité réside dans leurs dimensions, dimensions symboliques s’il en faut de 2m x 1.50m, "à peine plus hautes que la moyenne des spectateurs et d'une largeur inférieure à l'envergure des bras".Le bleu d'IKB 3 a pour autre particularité d’atteindre, par son degré de pulvérulence pigmentaire compact et sensible au moindre souffle, à des phosphorescences violacées qui matérialisent la "couleur de l'espace-même".
这个在1960年以艺术家命名的获得专利的“国际克莱因蓝”,以一种通过化学方式实施了这种区分,揭开了他“蓝色空间”的序幕。从1955到1962年,克莱因实现了一系列在不同材质上,应用不同材料,制作了不同大小的194副单色作品。克莱因蓝三号是这一系列作品中的一部分,创作于1961年至1962年之间。这十五副克莱因蓝单色的特色正在于他的体积,一种象征性的高两米宽一点五米的维度:正好越过一般观众的身高,又低于一个人双臂平展的宽度。克莱因蓝三号的特殊性还在于,通过对浓缩的,对最微弱的呼吸都十分敏感的粉末状颜料的运用程度,来达到物化这种空间自己的颜色一种磷光紫的效果。
"L’arbre", grande éponge bleue, 1962
Pigment pur et résine synthétique sur éponge et plâtre
150 x 90 x 42
A l'origine, les éponges sont pour Klein un moyen d'appliquer la couleur sur le support par imprégnation, évitant le tracé du pinceau. La découverte de "la beauté du bleu dans l'éponge", redoublant l'intensité du pigment, le conduit à l'utiliser comme "matière première". La forme anonyme du végétal s'impose comme l'équivalent du monochrome peinture.
最初,海绵只是克莱因用来渗透颜料而又避免了画笔痕迹的工具。这种对“海绵中蓝色的美”的发掘强化了色彩的密度,并且最终成为了“首选方式”。这种匿名的植物形式也被当作单色画的代名词。
Déjà au printemps 1958, Klein déclare : "Grâce aux éponges, matière sauvage vivante, j'allais pouvoir faire les portraits des lecteurs de mes monochromes qui, après avoir vu, après avoir voyagé dans le bleu de mes tableaux, en reviennent totalement imprégnés en sensibilité comme des éponges". Déclaration suivie par la réalisation de cinq sculptures intitulées Lecteur ou Veilleur. Mais celles-ci, considérées parfois comme une facile figuration, ne font qu'introduire à une recherche beaucoup plus ample, marquée par la production abondante de quelque 215 sculptures-éponges (1958-1962). Plutôt que "portraits", les éponges dressées, saturées de bleu IKB, semblent, en effet, poursuivre l'objectif d'autonomisation de la couleur, de sa "prise directe" dans l'espace réel.
早在1958年,克莱因就宣称:“多亏了这些海绵——这种原始生动的方式,我才得以描绘出我的单色画读解的真义,也就是,在我的蓝色和那些画中观赏,游览之后,完全回到浸润其中的感性,如同这些海绵”。
Dans L'Arbre, grande éponge bleue, la fine tige métallique, nécessaire à la lévitation artificielle, prend l'importance d'un "socle". Klein, en lui assignant le titre d'Arbre, veut une fois de plus précéder la tentation "sentimentale" d'une identification réaliste par le spectateur : "Le dessin, c'est de l'écriture dans un tableau. On dessine un arbre, mais ça reviendrait au même de peindre une couleur et d'écrire à côté : arbre".
Peinture feu sans titre (F 74), 1961
Papier brûlé sur bois
139,5 x 102,3
Cette Peinture feu fait partie d’une série initiée par Yves Klein au début de l’année 1961 et dans laquelle il cherche à imprimer les traces du feu sur divers supports.
C’est au Centre d’Essais de Gaz de France de la Plaine Saint-Denis, où on met à sa disposition un équipement industriel, qu’il apprend à maîtriser le feu et à effectuer des réglages précis pour en utiliser les différents degrés de puissance.
Dans ces peintures de feu, comme dans les Cosmogonies, empreintes de la pluie et du vent sur la toile qu’il réalise à partir de 1960, l’artiste convoque les éléments de la nature afin de manifester leur force créatrice. Mais le feu a un statut privilégié dans la philosophie de Klein, car, étant à l’origine de la civilisation, il veut en exprimer l’ambivalence : douceur de la chaleur et douleur de la brûlure, écho au lien qui se maintient en l’homme entre nature et culture.
(翻译练习,请勿转载)

